Sécurité alimentaire en Algérie : Le cap mis sur la réutilisation des eaux traitées
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Sécurité alimentaire en Algérie : Le cap mis sur la réutilisation des eaux traitées

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Face à la raréfaction des ressources hydriques superficielles, l'Algérie accélère sa transition vers des solutions d'irrigation non conventionnelles.

En tournée dans l'ouest du pays, le ministre des Ressources hydriques, Lounès Bouzegza, a réaffirmé la volonté de l'État de valoriser les eaux usées traitées pour étendre les surfaces agricoles et soutenir la souveraineté alimentaire nationale.

L'ouest algérien en première ligne face au stress hydrique

Particulièrement touchées par le faible taux de remplissage des barrages en comparaison avec l'est et le centre du pays, les wilayas de Saïda, Tiaret et Sidi Bel-Abbès sont au cœur de cette nouvelle stratégie :

Un constat critique : Une part importante des eaux épurées se déverse encore dans les oueds sans être exploitée.

Des instructions fermes : Déploiement de stations de récupération et modernisation des infrastructures, à l'image du lancement du traitement tertiaire à la STEP d'Aïn Ezzerga (Saïda) et de l'inauguration de la station de Frenda.

Projets pilotes : Pose de la première pierre d'un périmètre d'irrigation de 100 hectares à Ras El-Ma (Sidi Bel-Abbès), alimenté exclusivement par la STEP locale, avec des extensions prévues à Sfisef et Telagh.

Une ambition industrielle et régionale

Présentée comme un modèle à l'échelle continentale, l'expertise algérienne en matière de traitement des eaux usées s'appuie sur des technologies modernes répondant aux normes internationales. En rationalisant l'usage de cette ressource alternative, le Gouvernement entend doter les terres agricoles à fort rendement des volumes d'eau nécessaires à leur plein développement, tout en préservant durablement les réserves d'eau douce conventionnelles.

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