Drame routier à Naâma : L’hécatombe des bus sa poursuit en Algérie
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Drame routier à Naâma : L’hécatombe des bus sa poursuit en Algérie

Amar Ouramdane 2 min

​Chaque année, les routes algériennes figurent parmi les plus meurtrières au monde. Entre drames humains, pertes économiques majeures et comportements à risque, le bilan de la sécurité routière en Algérie atteint un seuil critique. Face à cette violence routière devenue quotidienne, le pays fait face à un défi collectif d'urgence nationale. ​Drame sur la RN

​Chaque année, les routes algériennes figurent parmi les plus meurtrières au monde.

Entre drames humains, pertes économiques majeures et comportements à risque, le bilan de la sécurité routière en Algérie atteint un seuil critique. Face à cette violence routière devenue quotidienne, le pays fait face à un défi collectif d'urgence nationale.

​Drame sur la RN 06 à Naâma : Un nouveau drame illustre la tragédie routière

​La gravité de la situation s'est une nouvelle fois confirmée ce dimanche dans le sud-ouest du pays. Les services de la Protection civile ont annoncé que le bilan du grave accident survenu dans la matinée sur la route nationale n° 6 (RN 06), dans la commune et daïra d’Aïn Sefra (wilaya de Naâma), s’est alourdi à 6 morts et 31 blessés.

​L'accident est survenu à la suite de la sortie de route suivie du renversement d’un autocar de transport de voyageurs. Si un premier bilan faisait état de 3 morts et 10 blessés, les secours — qui ont mobilisé un camion d’intervention et trois ambulances — ont dû prendre en charge un nombre bien plus important de victimes. Les blessés ont reçu les premiers soins sur place avant d’être évacués vers l’hôpital local, tandis que les dépouilles des victimes ont été transférées vers la morgue.

​Ce drame impliquant un transporteur public remet brutalement en lumière la vulnérabilité des usagers sur les grands axes nationaux.

​Facteur humain et infrastructures : Quelles sont les causes récurrentes du fléau ?

​Si l'aménagement du réseau routier suscite parfois des débats, les experts de la sécurité routière sont unanimes : le facteur humain reste la cause principale de plus de 90 % des accidents en Algérie.

​Parmi les facteurs aggravants les plus observés sur les routes :

​L'excès de vitesse et le non-respect des limitations, principaux facteurs de mortalité.

​Le non-respect du code de la route, notamment les dépassements dangereux et le non-port de la ceinture.

​L'inattention et la distraction au volant, amplifiées par l'usage du téléphone portable.

​La fatigue et le surmenage des chauffeurs, particulièrement dans le secteur du transport de voyageurs (autocars) et de marchandises sur les longs trajets.

​La défaillance technique des véhicules, souvent liée à un manque d'entretien ou à l'utilisation de pièces de rechange contrefaites.

​Conséquences sociétales et coût économique pour la collectivité

​Au-delà du choc émotionnel et du deuil des familles, cette hécatombe routière pèse lourdement sur la société algérienne. Les urgences hospitalières subissent une pression constante pour traiter les traumatismes lourds, tandis que le coût économique global (indemnisations, pertes de productivité, dégâts matériels) se chiffre en milliards de dinars chaque année.

​Sanctions, contrôle et prévention : Comment stopper cette série noire ?

​Face à la multiplicité de ces tragédies, les autorités renforcent régulièrement le cadre réglementaire et les contrôles sur le terrain. L'accent est mis sur le renforcement des contrôles radars, le contrôle strict des temps de conduite pour les transporteurs publics, ainsi que sur des campagnes de sensibilisation ciblées.

​Cependant, l'arsenal juridique et répressif ne peut suffire sans un changement profond des comportements. Enrayer l'hécatombe sur les routes algériennes exige une prise de conscience collective et un civisme accru de la part de chaque conducteur.

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