
Algérie : le ministère de l'Intérieur s'attaque de front à l'hécatombe sur les routes
Face à l'urgence absolue que représente l'insécurité routière en Algérie, les autorités passent à la vitesse supérieure. Pour enrayer la hausse alarmante des accidents mortels, le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports durcit la réglementation ciblant les conducteurs de poids lourds et les transports de voyageurs, souvent impliqués dans des drames spectaculaires.
Face à l'urgence absolue que représente l'insécurité routière en Algérie, les autorités passent à la vitesse supérieure.
Pour enrayer la hausse alarmante des accidents mortels, le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports durcit la réglementation ciblant les conducteurs de poids lourds et les transports de voyageurs, souvent impliqués dans des drames spectaculaires.
Un contrôle strict de la vitesse et du temps de conduite
Le ministre Saïd Sayoud a présidé ce mardi une réunion de coordination décisive. Au cœur des échanges : le déploiement opérationnel d'un dispositif renforcé destiné à surveiller rigoureusement deux facteurs clés de mortalité sur les routes :
La vitesse excessive : première cause de mortalité lors des collisions majeures.
Le temps de conduite : la gestion de la fatigue pour prévenir l'assoupissement au volant des chauffeurs professionnels.
Le ministre a donné des instructions fermes pour accélérer les préparatifs techniques et organisationnels afin de finaliser l'ensemble des procédures dans les plus brefs délais.
Cadre légal : l'application stricte de la loi 26-09
Cette offensive réglementaire s'inscrit directement dans le cadre d'application de l'article 85 de la loi n° 26-09 relative au code de la circulation routière. En modernisant ses moyens de contrôle et de prévention, l'État vise à réduire drastiquement les infractions répétées des véhicules de transport collectif et de marchandises pour préserver des vies humaines.
96,12 % des accidents dus au facteur humain : le chiffre qui accuse
Les récents drames routiers de Boumerdès, Timimoun et Naâma, reflètent l’ampleur de l’hécatombe sur les routes du pays. En dépit d’une légère baisse des indicateurs au début de l’année 2026, l’hécatombe sur les routes algériennes continue d’endeuiller des milliers de familles.
Face à ce défi de santé et de sécurité publiques, le constat des autorités est sans appel : la responsabilité repose quasi entièrement sur les épaules des usagers de la route.
Le facteur humain est demeuré la cause principale des drames routiers, impliqué dans 96,12 % de l’ensemble des accidents de la circulation enregistrés en 2025.Non-respect des limitations de vitesse, dépassements dangereux, usage du téléphone au volant ou traversées imprudentes des piétons : le comportement individuel supplante largement les défaillances techniques des véhicules ou l’état du réseau routier.
Pour le ministre de l’Intérieur, M. Sayoud, les accidents de la route restent avant tout « un problème comportemental » auquel il convient d’apporter une réponse globale et ferme.



