
Kit de sécurité routière : Quand l’amende à 4 000 DA déclenche la folie des prix sur le marché
Un simple rappel à la loi aura suffi à faire trembler le marché de l'accessoire automobile. Suite aux récentes précisions publiées par la page officielle « Tariki » de la Gendarmerie nationale, remettant sous les projecteurs l'obligation de détenir un extincteur, un triangle de présignalisation et un gilet rétroréfléchissant sous peine d'une amende de 4
Un simple rappel à la loi aura suffi à faire trembler le marché de l'accessoire automobile.
Suite aux récentes précisions publiées par la page officielle « Tariki » de la Gendarmerie nationale, remettant sous les projecteurs l'obligation de détenir un extincteur, un triangle de présignalisation et un gilet rétroréfléchissant sous peine d'une amende de 4 000 DA, la réaction des automobilistes algériens ne s'est pas faite attendre.
Paniqués à l'idée d'être verbalisés pour une contravention de deuxième degré, les conducteurs se sont rués vers les magasins de pièces détachées et les surfaces de vente.
Mais très vite, la prise de conscience citoyenne a laissé place à une immense frustration. La cause ? La flambée des prix de ces trois équipements indispensables, plongeant le marché dans une anarchie spéculative.
Du simple au quadruple : la valse des étiquettes
Sur le terrain, les constats dressés par les consommateurs font froid dans le dos. Les prix appliqués avant l'annonce semblent aujourd'hui relever d'une autre époque :
L'extincteur d'incendie : Autrefois accessible autour de 2 000 DA, son tarif a littéralement explosé pour atteindre aujourd'hui entre 6 000 DA et 12 000 DA selon les modèles.
Le triangle de présignalisation : Proposé jadis à près de 350 DA, il se négocie désormais autour de 1 500 DA.
Le gilet de sécurité : Son prix a doublé, passant de 200 DA à plus de 400 DA sur les étals.
Rareté artificielle et dérive spéculative
Au-delà de la hausse tarifaire, un autre phénomène alerte les usagers : la pénurie naissante. Ces équipements commencent à se raréfier sur le marché local, ouvrant la voie à des pratiques informelles où le plus offrant l'emporte.
Si la démarche de prévention menée par les services de sécurité vise avant tout à protéger des vies et à ancrer une culture de sécurité routière, cet effet de bord financier suscite l'indignation. Beaucoup d'automobilistes s'interrogent désormais sur la nécessité d'un contrôle des prix pour éviter que la sécurité sur nos routes ne devienne un luxe inaccessible ou un terrain de jeu pour la spéculation.



