
Agriculture en Algérie : Une moisson 2026 historique dopée par une pluviométrie exceptionnelle
L’année 2026 s'inscrit en lettres d'or dans l’histoire de l'agriculture algérienne. Alors que la campagne de moisson-battage touche à sa fin, les estimations confirment une récolte record de blé dur et d’orge, propulsée par un soutien étatique sans précédent et un retour très favorable des pluies. Une récolte record depuis l’indépendance Selon M. Ghani Benali,
L’année 2026 s'inscrit en lettres d'or dans l’histoire de l'agriculture algérienne.
Alors que la campagne de moisson-battage touche à sa fin, les estimations confirment une récolte record de blé dur et d’orge, propulsée par un soutien étatique sans précédent et un retour très favorable des pluies.
Une récolte record depuis l’indépendance
Selon M. Ghani Benali, président du Conseil national interprofessionnel de la filière céréales (CCIFC), la production atteint des sommets inédits depuis 1962. Les volumes récoltés garantissent non seulement l'autosuffisance du pays pour ces deux filières, mais permettent également de dégager des surplus :
Blé dur : Plus de 24 millions de quintaux récoltés, franchissant un cap historique.
Orge : Une production dépassant les 9 millions de quintaux, couvrant l'intégralité des besoins nationaux.
Des prévisions internationales très optimistes (USDA et FAO)
Les organismes internationaux confirment cet élan positif. Dans ses dernières analyses, le département américain de l’Agriculture (USDA) évalue la production céréalière globale de l’Algérie à 4,65 millions de tonnes pour 2026.
CéréaleProduction estimée (USDA)Évolution par rapport à 2025Superficies cultivéesBlé (dur et tendre)3,2 millions de tonnes+ 7 %1,8 million d'hectaresOrge1,35 million de tonnes+ 13 %–
De son côté, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) anticipe une récolte globale atteignant environ 5 millions de tonnes, soit près de 30 % au-dessus de la moyenne quinquennale. Il s’agit de la performance agricole la plus élevée enregistrée par le pays depuis 2019.
Une pluviométrie salvatrice après des débuts incertains
Même si la sécheresse du début de saison a retardé les semis dans l'Ouest algérien, le retour de précipitations abondantes dès le mois de décembre 2025 a permis au couvert végétal de se régénérer complètement sur l'ensemble du territoire.
Quel impact sur les importations de céréales ?
Malgré cette autosuffisance en blé dur, le pays continuera de recourir au marché international pour combler ses besoins en blé tendre et en maïs. La FAO estime les besoins d’importation pour la campagne 2026/2027 à 14,5 millions de tonnes :
8,5 millions de tonnes de blé (un volume en légère baisse par rapport aux moyennes habituelles grâce à la production locale).
5 millions de tonnes de maïs.
Si la moisson 2026 prouve que la terre algérienne peut atteindre des sommets lorsque la météo s'en mêle, le véritable défi ne fait que commencer : réussir à transformer ce record pluvieux en une souveraineté alimentaire durable, quel que soit le climat des prochaines années.



