Production d’abricots : L’Algérie intègre le top 5 mondial et confirme son leadership régional
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Production d’abricots : L’Algérie intègre le top 5 mondial et confirme son leadership régional

Rym Boulanouar 2 min

Avec une récolte record de 203 916 tonnes, l’Algérie s'impose désormais comme le 5e producteur mondial d’abricots, selon le dernier classement publié par World Population Review. Cette performance permet au pays de surpasser des acteurs historiques de l'arboriculture comme la France, la Grèce, l'Espagne ou encore le Pakistan, tout en consolidant son rang de numéro

Avec une récolte record de 203 916 tonnes, l’Algérie s'impose désormais comme le 5e producteur mondial d’abricots, selon le dernier classement publié par World Population Review.

Cette performance permet au pays de surpasser des acteurs historiques de l'arboriculture comme la France, la Grèce, l'Espagne ou encore le Pakistan, tout en consolidant son rang de numéro un incontesté en Afrique et dans le monde arabe.

Un géant agricole à l'échelle méditerranéenne et africaine

Le marché mondial reste dominé par le trio de tête formé par la Turquie (803 000 tonnes), l'Ouzbékistan (451 263 tonnes) et l'Iran (305 932 tonnes). En s'installant juste derrière l'Italie (230 080 tonnes), l'Algérie intègre le cercle restreint des nations franchissant la barre symbolique des 200 000 tonnes annuelles.

Sur le plan régional, la suprématie algérienne est sans équivalent :

Monde arabe : Le volume algérien dépasse le cumul des productions égyptienne (71 979 tonnes) et marocaine (68 001 tonnes).

Continent africain : L'Algérie devance largement ses voisins du Maghreb et les producteurs d'Afrique australe comme l'Afrique du Sud (29 276 tonnes).

Avec une surface cultivée de près de 29 000 hectares et un rendement moyen de 6 924 kg par hectare, les bassins arboricoles du pays — notamment à Batna (N'Gaous), M'Sila (Le Hodna), Khenchela, Biskra et Tiaret — confirment le poids stratégique des fruits à noyau dans la sécurité alimentaire et l'économie rurale nationale.

Le défi de la transformation industrielle et de l'exportation

Si la capacité de production brute est établie, le secteur fait face à un enjeu économique majeur : valoriser cette biomasse agricole. L'abricot étant une denrée hautement périssable, la création de valeur ajoutée nécessite une modernisation rapide de la chaîne logistique :

Infrastructures du froid : Extension des capacités de stockage frigorifique pour réguler l'approvisionnement des marchés.

Agroalimentaire : Développer des unités industrielles dédiées à la transformation (jus, confitures, nectars, concentrés).

Filière du séchage : S'inspirer du modèle turc (région de Malatya) pour s'imposer sur le marché international de l'abricot sec.

Quels leviers pour préserver cette dynamique ?

Pour maintenir son rang face aux aléas climatiques (gelées printanières, stress hydrique, variations thermiques), l'arboriculture algérienne doit accélérer sa mutation technique. L'effort devra porter sur la généralisation de l'irrigation d'appoint, la couverture assurantielle des exploitations, l'introduction de variétés plus résilientes et l'optimisation des circuits de distribution pour l'export.

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